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Emile Bernard - Les Petites Fleurs de Saint-François

Gravure - 1928 - (ref.:EEBD011)
Emile Bernard - Les Petites Fleurs de Saint-François

Les Petites Fleurs de Saint-François
Bois. Ambroise Vollard, éditeur à Paris, 1928
Imprimé sur la presse à bois de Marthe Fequet à Paris
Grand in 4° - 325x250 en feuilles

Le justificatif de tirage indique 350 exemplaires numérotés sur Vergé d’Arches. Les exemplaires 1 – 2 et 3 ont été aquarellés par la main d’Emile Bernard. La justification indique également que 45 suites sur Japon nacré des (14) bois non utilisés et destinés à l’ouvrage ont été imprimés. Il a été tiré en outre 25 exemplaires hors commerce marqués de A à Y.

L’illustration très abondante de l’ouvrage est essentiellement constituée de 175 bois en hauteur de format 185/190x128/132 tirés en noir au centre d’un large encadrement de colonnes, vasques, guirlandes florales et petits personnages tirés en brun-rouge, qui occupe toute la page. Les divers bois d’encadrement, une vingtaine au total, sont réemployés plusieurs fois. Les autres illustrations également à pleine page sont constituées de deux étroites bandes florales (185x30) en hauteur, tirées en bistre et placées de part et d’autre soit d’un bois représentant un personnage en pied soit de deux têtes dans deux cadres superposés. Les uns et les autres tirés en noir. Les personnages en pied au nombre de 16, sont essentiellement des moines. Les 26 cadres, groupés par deux sur 13 pages représentent pour la plupart des compagnons de Saint-François. L’illustration comporte également de nombreux fleurons, lettrines, culs de lampe et autres ornements tirés en bistre ainsi qu’une couverture en noir illustrée d’un grand bois de même que la page de titre.

Pour la gravure des planches de l’ouvrage dont Emile Bernard reçu la commande de Vollard dès 1918, Bernard se fit aider par les membres de sa famille. Son gendre Henri Bardot l’évoque en ces termes dans une conférence qu’il fit en 1943 dans l’atelier de Bernard, Quai de Bourdon. « C’était à son réveil qu’il nous conviait à la lecture d’un poème, d’une étude critique conçus pendant la nuit. C’était une scène entrevue en rêve qu’il fixait, le matin sur la toile. C’était l’illustration d’une page des « Fioretti » ou de « L’Odyssée » qu’il traçait sur un bois que madame Emile Bernard ou moi-même nous aurions à graver plus tard. Souvent il m’est arrivé de le presser pour le dessin d’un bois. Je me heurtai quelquefois à ce qu’on aurait pu appeler un mauvais vouloir. Il n’y avait rien de cela. Il me faut, disait-il, le temps d’assimiler le texte à illustrer, de réfléchir longuement, puis brutalement, je vois en esprit la scène, je n’ai plus qu’à la fixer sur le bois. Et je m’explique ainsi la rapidité avec laquelle il exécutait ses dessins, admirablement servi par une longue étude des formes humaines et sa connaissance des civilisations disparues ».

 

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