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Pierre de Belay

Pierre de Belay

(1890-1947)

Pierre de Belay naît en 1890 à Quimper. Très il est attiré par la pratique du dessin sans doute sous l'influence de son père, Azéma Savigny, peintre amateur, il affirme ses dons pour la peinture. Il ne tardera d'ailleurs pas à copier sur le  motifs, les toiles de son père. Max Jacob, ami de la famille Savigny, remarque son talent précoce. Le jeune Belay prend rapidement sa décision. Il sera peintre. Dès quinze ans, il quitte Quimper pour se rendre à Paris chez Max Jacob. Déçu, il est reconduit à Quimper par le poète, quelques semaines plus tard, mais le peu de temps passé dans la capitale, auprès de ce dernier, lui a permis de côtoyer nombre de ses amis peintres et artistes, dont bien sûr Pissaro.

Par la suite, il se rend fréquemment à Paris d'exposition en salon, de rencontre en rencontre, il se forme lui-même, au contact des autres. C'est là un des points à souligner. Pierre de Belay n'aura fréquenté ni académie privée, ni Beaux-arts, ni atelier célèbre. Observateur attentif des courants picturaux de l'époque : le fauvisme, le cubisme, le surréalisme, il ne se laissera pas gagner par ces écoles et tracera sa propre voie. Admirateur sans bornes de Cézanne et il manifeste une curiosité très éclectique. On peut affirmer le vrai départ de sa carrière de peintre en 1923, au retour de sa mobilisation. Cette année-là, il réalise la décoration de l'hôtel Ker-Moor à Bénodet. L'œuvre de Pierre Belay est parfaitement scindée en deux terrains d'observation, la vie parisienne bien entendu, la Bretagne. Paris sera aussi la source de ses célèbres illustrations du monde judiciaire. Magistrats, avocats, scènes de plaidoirie; toute l'agitation des grands procès sera prétexte à des croquis, des gouaches, des peintures aujourd'hui très recherchés des amateurs. Peintre de la vie mondaine, il nous décrit les scènes de la vie parisienne élégante, du music-hall et ses célèbres scènes de bistrots ou de restaurants. La mondanité et ses fastes seront vite délaissés dès que l'artiste regagne la Bretagne. D'ailleurs, la majeure partie de son œuvre est consacrée à la Bretagne, sa Bretagne devrait-on dire, car de Penmarc'h à Audierne, de Douarnenez à Concarneau, il rayonne à une trentaine de kilomètres de Quimper.

Les scènes de port sont très nombreuses, essentiellement à Audierne, le port qu'il préfère, ainsi qu'à Concarneau et Douarnenez. L'animation d'un si particulière pour celui qui les fréquente où les a fréquentés.car hélas, certaines scènes ont disparu de l'actualité, permet de savoir si l'artiste a vraiment travaillé sur le quai, s'il était coutumier du fait, s'il respectait ses modèles plus encore, si les pêcheurs le toléraient. Pierre de Belay ne peint pas "en touriste" sur les quais. Avec un peu d'imagination, on peut entendre le fond sonore.

Les scènes de buvettes et de bistrots sont aussi vraies sur le quai de Douarnenez que les mêmes scènes à la Coupole ou au café de Flore à Paris. Pierre de Belay est un observateur attentif. A Douarnenez et à Tréboul, il a accumulé toiles et gouaches. Très appréciées en Bretagne, ses œuvres sont aujourd'hui dispersées dans les collections privées et publiques. En contrepoint des scènes de ports, Pierre de Belay a beaucoup travaillé les sujets des marchés et des foires, notamment à Pont­Labbé, Pont Croix, Rosporden et les pardons de Locronan ou de Saint-Guénolé, entre autres. Il faut signaler également l'important travail de portraitiste réalisé par l'artiste. Parmi ses plus célèbres portraits, citons ceux de Max Jacob ou de Jean Cocteau. Pierre de Belay est aussi l'initiateur du treillisme, style pictural qu'il adoptera, dès 1939. En 1934, il réalisera deux décors pour l'hôtel de la Baie à Tréboul, situé plage des Sables Blancs. Il monnaiera son travail en échange de sa pension à l'hôtel, un procédé fort en usage chez les peintres de l'époque.

 

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