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Victor Joseph Roux-Champion

Victor Joseph Roux-Champion

(1871-1953)

Victor Joseph Roux-Champion voit le jour le 30 septembre 1871 à Chaumont en Haute-Marne. C’est en 1890 qu’il se rend à Paris en s’inscrivant à l’Atelier Colarossi ainsi qu’à l’académie Julian. De 1892 à 1895, il étudie à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, dans l’atelier de Gustave Moreau où il se lie d’amitié avec Rouault, Marquet et surtout Matisse. C’est la découverte du travail de Paul Gauguin chez Durand-Ruel qui le pousse à partir pour la Bretagne. Il séjourne tout d’abord à Pont-Aven où il rencontre Slewinski puis se rend à Belle-Ile retrouver son ami Matisse. Il résume lui-même cette époque et l’influence de ce voyage : « Dans l’été 1896, je me rendis à Pont-Aven ; je devais revoir à Belle-Ile, Henri Matisse, avec qui j’étais très lié. Tout de suite, je fis la connaissance de Slewinski, ami et élève de Gauguin. Dans la salle à manger de l’hôtel Gloanec, il y avait une toile faite par Gauguin à Tahiti. Elle m’enthousiasma, moi, l’élève de Gustave Moreau. C’est prouver quelle de goût et de jugement m’avait laissé l’enseignement de mon maître. Mais les avis étaient partagés. Et puis je vis les toiles de Slewinski et, sans hésiter, je suivis la voie nouvelle. J’essayai de faire une interprétation de la nature basée sur l’arabesque des lignes, le choix approprié des volumes et, sur le tout, l’orchestration des couleurs ». Très proche de Henri Matisse, Victor Joseph Roux-Champion correspond avec lui lorsque ce dernier est à Belle-Ile : « Au bout de quelques mois, j’étais effrayé de mes élucubrations picturales. Je perdais pied dans cet éclatant déluge de couleurs ; ma sincérité s’y noyait complètement. C’est alors que j’appelais à mon secours Matisse. Il me répondit aussitôt qu’il ne voyait qu’une seule chose bien simple : selon lui notre métier ne devait pas être une galère et nous ne devions pas nous inquiéter du voisin. Selon lui encore, nous ne devions nous attacher qu’à ce qui nous intéresse, travailler avec du blanc, du bleu, du rose, peindre avec nos pieds si le cœur nous en dit et envoyer promener tous ceux qui ne sont pas contents. Il ajoutait que seule la personnalité compte et que la personnalité c’est la sincérité ». Si Roux-Champion débute par la peinture, il pratique plus tard la céramique. C’est dans l’aquarelle et dans la gravure qu’il donna le meilleur de lui-même. Travaillant auprès de Renoir à Cagnes, de 1906 à 1912, il initie le vieux Maître à cette technique. En 1908, Renoir exécuta la gravure du portrait de son fils Claude Renoir d’après la méthode de Victor Roux. Attiré par Gauguin, confronté à Matisse, évoquant parfois les Nabis, il finit par adopter une facture proche de celle de Renoir. L’œuvre de Victor Joseph Roux-Champion est aussi remarquable par la diversité des influences et des techniques. Victor Roux-Champion meurt le 7 décembre 1953 à l’âge de 82 ans à Vars, en Haute-Saône. Le musée de Pont-Aven a réalisé de mars à juin 1991 la première rétrospective de son œuvre.

 

Œuvres de Victor Joseph Roux-Champion présentées dans la galerie

Portrait d'Emile Bernard
Portrait d'Emile Bernard
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Manoir à vendre, Baie de la Trinité-sur-Mer